La Joyeuse hypothèse
- esquisse d'un livre en préparation
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Et
si le monde avait commencé en chanson
? « Par une sorte de tam ti delam…
» comme le chante Gilles Vigneault.
Et si nous écoutions enfin nos
poètes, plutôt que ces tristes
technocrates bardés de diplômes
qui déplument l’oiseau bleu
nichant pourtant au cœur de la Nature
?
Eh bien oui ! Foi de poète et
de franciscain, oui, le monde a commencé
en chanson, le monde est chanson et le
monde finira en chanson. Cela est observable,
démontrable et par-dessus tout
racontable. Il suffit de scruter les Ecritures,
le Cœur de Dieu et le cœur de
l’Homme pour le découvrir.
Et cela est donné, en priorité,
aux petits, aux pauvres, et aux humbles
qui ont encore la capacité de s’étonner
et de s’émouvoir. Oui, l’Histoire
de l’Homme est belle. La Création
est un Chef d’œuvre. Le Monde
EST SAUVE. La terre regorge de richesses.
Il n’y a qu’à se servir.
Mais non pas en la volant et la violant
comme le fait notre civilisation de profits
et de gaspillages. L’Homme est conduit.
Il lui suffit d’être docile
à la voix de l’Esprit de
Sagesse et de Bienveillance qui opère
au cœur du Réel aimant.
C’est simplement cela que j’exprime
dans mon prochain livre La Joyeuse Hypothèse.
Elle se vérifie de jour en jour
dans l’Amour retrouvé d’une
famille, d’un village, d’une
patrie, d’une Eglise et d’une
Terre à redécouvrir sauvée
en réinventant notre futur.
Mais voici plus précisément
la description de mon projet tel que je
l’ai présenté à
la candidature de la Bourse d’écriture
de l’Etat de Vaud le printemps 2010
dernier :
Mon projet d’écriture se
situe au carrefour de ma formation initiale
de psychologue et de mon expérience
de vie, marquée notamment par la
maladie psychique. Il a pour titre de
travail la Joyeuse
Hypothèse et a commencé
à germer dans mon esprit il y a
une bonne vingtaine d’années.
La thématique en est la providence
et les phénomènes de synchronicité.
Est-on mené par les circonstances
ou conduit par un esprit de bienveillance
à l’œuvre dans l’univers
? se demandait déjà C.-F.
Ramuz, un auteur qui m’est cher
et qui fera l’objet d’un chapitre
de cet ouvrage. Mon idée est de
traiter le sujet en suivant une approche
empirique fondée sur des récits
de rencontres, de heureux hasards, d’intuitions
et de tranches de vies tirés de
mon quotidien, mais qui expriment en même
temps les gens et les lieux de ce coin
de pays que j’aime tant à
chanter.
L’aspect scientifique de l’Hypothèse
sera également présent et
le psychologue que je suis interpellera
les milieux scientifiques en s’appuyant
sur la théorie piagétienne,
notamment au travers de la notion de fonction
organisatrice. La psychanalyse jungienne
– à l’origine de l’étude
du phénomène de synchronicité
– que je redécouvre à
la lecture de Marie-Louise von Franz ou
Etienne Perrot nourrit également
ma réflexion et mes interrogations.
La sociologie du don, avec notamment Alain
Caillé, sera un autre appui théorique.
Jérôme
Favrod, professeur HES, sera mon
conseiller scientifique. L’univers
théologique, dont ressortissent
aussi ce genre de questions, sera abordé
dans une optique franciscaine et largement
œcuménique. La théologienne
franciscaine Brigitte
Gobbe me soutiendra sur cet aspect.
Ainsi solidement fondée,
la Joyeuse hypothèse n’en
restera pas moins un ouvrage qui correspondra
à son titre. Il sera drôle,
pertinent et impertinent. Et on va bien
se marrer, comme j’en ai l’habitude.
Partager ma joie en ces temps incertains,
n’est-ce pas là mon nouveau
combat, après le long et Incorrigible
Hiver que l’on sait ? Cette
œuvre littéraire présentera
son lot de synergies avec nombre d’écrivains
de ce pays ou d’ailleurs : Ramuz,
Haldas, Chappaz, Chessex, Roud, Dalcroze,
Gilles et Gardaz seront convoqués
à la table des mots. Mais aussi
l’épatante Jacqueline Kelen,
dont la venue à Lausanne en février
2010, sous le chapiteau de la manifestation
« La Passion au croisement des regards
» (place de l’Europe), a été
organisée sur une suggestion de
ma part. Jean-Claude Guillebaud m’a
en outre personnellement encouragé
à écrire ce livre. Plus
récemment, Olivier Abel, auteur
du merveilleux Jean
Calvin, m’a témoigné
de son intérêt pour mon œuvre.
Bertrand Piccard, le merveilleux psy-volant
signera la préface de ce joyeux
ouvrage.
Plan de route
Dans un premier temps, je relate comment,
au fil d’épisodes psychotiques
et de périodes de rémission,
je me suis perçu peu à peu
comme un sujet relié à la
dynamique créatrice de l’univers,
considéré comme ayant une
histoire, une marche et un avenir dans
une perspective teilhardienne de la réalité.
Je pose alors mon Hypothèse de
manière à ce qu’elle
puisse être entendue et débattue
dans le monde culturel, scientifique et
spirituel.
Puis je narre dans une second chapitre
mon épopée dans le Pays
de Vaud et en France voisine sur la piste
du « Lapin de Pâques »
dans le temps pascal de l’année
1995, dûment consignée sur
des carnets et un petit enregistreur.
En effet, devant le nombre impressionnant
de coïncidences, de heureux hasards,
de synchronicités survenant dans
mon quotidien, je décide de noter
et d’observer systématiquement
la dynamique qui les régit. Retravaillé
et remis en forme littéraire, cela
donne des tableaux rocambolesques et pétillants
de la vie de la région. Ensuite
je développe un thème qui
m’est cher, le Réel aimant,
expression qui dit toute la tendresse,
la douceur et la poésie œuvrant
dans la réalité originelle.
Ainsi, on lira dans ce chapitre une Vraie
histoire – synchrone –
de Oin-Oin
vécue par l’auteur, occasion
d’un petit hommage à Emile
Gardaz. Un portrait de Popol
le Passeur, célèbre
contrebassiste romand à la philosophie
de vie exemplaire et débonnaire.
Le récit d’un pèlerinage
au Ranft, l’ermitage de Nicolas
de Flüe, saint patron de la
Suisse, et de ses retombées sur
mon existence. Des retrouvailles
résurrectionnelles au village
de l’enfance. Une
fenêtre à nos prénoms
: la jolie histoire de comment un prénom
nous est murmuré par les «
muses » pour un bébé
tant attendu, faits à l’appui.
Et même une riante analyse de la
chanson des Petits
nains de la montagne, de Dalcroze
: tout un univers dont notre monde voué
à l’affairisme et au matérialisme
ferait bien de s’inspirer à
nouveau et le travail se ferait…
presque tout seul ! J’aborderai
dans d’autres chapitres une réflexion
sur la Communion à tout le créé
en lien avec le calendrier liturgique
perçu comme référentiel
de mon vécu quotidien, le tout
analysé à la lumière
des découvertes de la psychanalyse
et de la psychologie modernes. Dans la
même veine des récits rendront
compte des énergies et de la dynamique
relaitionnelle particulières liées
à un décès : La mort
apprivoisée. La Corniche enchantée
rendra compte des nombreuses rencontres
signifiantes vécues le long de
la Corniche en Lavaux. Mon propos, comme
dans mes précédents ouvrages,
sera illustré de chansons et poèmes
de mon cru.
Comme déjà souligné,
je porte en moi ce projet de la Joyeuse
Hypothèse depuis plus de vingt
ans. Après des années de
douloureuses errances, j’ai découvert
que le réel est « aimant
et aimable » et qu’il donne
des signes évidents de douceur
et de bienveillance à qui veut
bien les voir. Ainsi, c’est un véritable
royaume, infiniment relationnel et rayonnant
de la famille, du village et de la région
au pays et finalement à l’univers
entier, que j’ai été
amené à explorer. L’originalité
de ce travail est d’en exprimer
les fondements, enracinés dans
la culture romande et universelle. Alors,
l’Homme est perçu comme profondément
relié, dans une recherche quasi
ramuzienne de la vérité.
La Joyeuse Hypothèse est l’aboutissement
d’une folle quête de sens
à la Don Quichotte. Le héros
en revient, comme des Amériques,
le cœur plein de trésors.
A lui maintenant de les partager avec
les mots dont il sait jouer. Allant à
l’encontre de l’esprit alarmiste
et désenchanté de notre
temps, cette œuvre s’inscrit
dans un courant culturel d’hommes
et de femmes habités d’espérance,
qui aiment profondément leur terre
et témoignent d’un avenir
possible et fraternel pour l’humanité
toute entière. « Voici venir
le temps des chansons ! » aime à
chanter le poète que je suis devenu
en payant chèrement mes papiers.
Ma Joyeuse Hypothèse, je la vérifie
jour après jour. Et c’est
ce que je souhaite partager avec le plus
grand nombre, à commencer par mon
entourage et les gens de mon pays.
Dominique Scheder
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